La Guerre des mondes

Eloignons-nous un peu de la rentrée littéraire 2017 pour découvrir un classique britannique, un joyau de science-fiction : La Guerre des mondes de H.G. Wells, publié en 1898.

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En 1894, des astronomes sont témoins d’une activité étrange sur la planète Mars, qui ressemble à l’éruption d’un volcan ou à une explosion de gaz. La Terre est suspendue à son télescope pour visionner ces étonnants phénomènes qui se produisent à la même heure pendant dix jours. Puis plus rien. Ah oui, sauf ces drôles de météores qui s’écrasent sur la planète Terre. Des météores ? Non ! Plutôt des cylindres en matériau inconnu, habités par des créatures extra-terrestres. Qui ne sont pas venues en paix.

Quel livre, quelle épopée. C’est un roman magistral. Par son imagination. Par son réalisme. Par sa clairvoyance. Il y a plus d’un siècle, avant que les hommes ne volent, avant que l’on n’aille dans l’espace, avant les guerres et la bombe atomique, H.G. Wells avait déjà presque tout imaginé. Tout est né, sans aucune influence extérieure, dans l’esprit de cet écrivain de génie. (à moins qu’avec sa machine à explorer le temps, il ait vu le futur… mais ça, c’est une autre histoire !)

Ce qui fait la force de ce livre, c’est sa simplicité. Les faits sont annoncés sobrement, les explications scientifiques sont limpides, plausibles. Ce n’est pas tiré par les cheveux, rien d’abracadabrant, de fantaisiste. Tout semble si réel que le lecteur y croit à 200 %.
Ici, les personnages sont secondaires, seuls l’intrigue, les événements comptent. Le lecteur est captivé, accroché dès les premières lignes. Pas de temps perdu, pas de digression. On ne sait rien du narrateur, sauf qu’il est marié et a un frère. Je ne sais même plus si le lecteur apprend son prénom tellement c’est secondaire. Les autres personnages sont l’Artilleur ou le Vicaire. On n’entre pas dans les détails. Car l’important n’est pas là, l’important, ce sont ces envahisseurs.

C’est une lecture qui fait froid dans le dos car la vision de l’humanité de H.G. Wells en 1898 ne s’éloigne pas beaucoup de ce qu’elle est devenue. Et sa vision n’était pas optimiste, l’humanité s’est enfoncée dans ce qu’il dénonçait.
Cela sonne comme un avertissement car n’oublions pas que les Martiens attaquent la Terre car ils ont épuisé les ressources de leur planète (ça vous rappelle rien ?) et  *attention spoiler* ce ne sont pas les hommes qui ont vaincu les Martiens – ils étaient anéantis, finis, détruits – mais les bactéries de la Terre qui ont eu raison de ces corps étrangers. Un happy end de justesse, quoi !

Merci à l’opération Masse Critique de Babelio et aux éditions Omnibus de me faire découvrir ce roman dans une superbe réédition des illustrations d’époque d’Alvim Corrêa, artiste contemporain de l’auteur, qui avait si bien compris la profondeur, la démesure du roman, et partage sa vision angoissante et si fidèle de l’apocalypse. Un magnifique ouvrage.

 

Une lecture incontournable. Un classique à mettre entre toutes les mains !

 

 

 

 

 


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