Bakhita

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Il était temps. Temps que je lise Bakhita, le roman de Véronique Olmi, paru en septembre 2017, grand favori de la rentrée littéraire, qui a raflé le prix Fnac et le jeune Prix des blogueurs littéraires et figurait dans les finalistes de nombres de prix (dont le Goncourt). Bref, il était temps. À la bibliothèque, je n’étais pas la seule à avoir la même idée, j’ai donc pris mon mal en patience et attendu neuf longs mois avant de pouvoir enfin le lire.

Enfin, je comprends l’engouement. Je comprends les prix. Quel roman ! Un roman lumineux. Lumineux, qui pourtant évoque le destin de Bakhita, enfant de cinq ans, arrachée à sa famille, à son village du Darfour, pour être esclave. Qui a grandi, ou plutôt survécu tant bien que mal, pendant des années, au service de monstres. Qui, enfin, est « rachetée », sauvée par le consul italien de Khartoum qui la ramène avec lui en Italie. Elle deviendra domestique, nourrice dans une famille italienne, jusqu’à ce qu’elle entre chez les bonnes soeurs pour apprendre à lire et écrire et ne veuille plus quitter cette endroit où elle connaît enfin la paix.

Ce n’est pas une lecture facile, les atrocités de l’esclavage, les épreuves que traverse Bakhita glacent le sang. Mais la plume de Véronique Olmi illumine cette vie malmenée, à l’innocence assassinée, l’autrice trouve toujours le mot juste, l’image parfaite pour sublimer ce destin tragique. Lorsque le livre se referme (et malgré quelques longueurs sur la fin), ne reste que l’admiration pour Bakhita, un respect immense pour tous ces hommes et femmes qui ont souffert, ou qui souffrent encore sous le joug de leurs pairs et une grande humilité.

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Une leçon d’humanité. Un grand coup de coeur ! Je ne peux que vous le conseiller !

Et vous, vous l’avez lu ? Vous l’avez aimé ?

Sur ce, à la semaine prochaine pour une prochaine chronique (oui j’ai raté ma chronique de la semaine dernière, mais ma fille a eu la bonne idée de se fracturer le poignet, ce qui a un peu bousculé mon programme ! Heureusement elle va beaucoup mieux, et court partout comme un petit diable ! (à mon grand désespoir)).


Une réflexion sur “Bakhita

  1. ouch la pauvre, c’est Margaux ? fais lui plein de bisous !
    ça donne envie de le lire, je vais aller le réserver dans ma bibliothèque !

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