Créatures prodigieuses

Mon Coup de Coeur 🙂
Je ne suis probablement pas objective : j’aime beaucoup Tracy Chevalier (« La Jeune Fille à la Perle », « La Dame à La Licorne », « L’Innocence » entre autres). J’ai lu une critique dans le Télérama « Prodigieuses Créatures est à la fois un grand roman historique, un polar haletant et un clin d’oeil aux fictions cruelles de Jane Austen. »
Jane Austen ? Ais-je bien lu Jane Austen ? Vous comprenez bien, avec ces deux mots : Jane et Austen, mon coeur était déjà conquis… Il faut rester prudent : une comparaison à l’incomparable Jane Austen, c’est risqué. La barre est placée tellement haut que la chute ne serait que plus rude.

« Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces « prodigieuses créatures » dont l’existence remet en question toutes les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte aux préjugés de la communauté scientifique. Celle-ci, exclusivement composée d’hommes, la cantonne dans un rôle de figuration.
Mary Anning trouve heureusement en Elisabeth Philpot une alliée inattendue. Cette vieille fille intelligente et acerbe, fascinée par les fossiles, l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double peu à peu d’une rivalité, elle reste leur meilleure arme face à l’hostilité générale.
« 

Quel bonheur que ce livre ! Un petit bijou. C’est Jane Austen à Lyme Regis, c’est les soeurs Dashwood dans leur petit cottage. C’est les bals en saison, le club où l’on joue aux cartes. Mais sans le happy end : vieilles filles, elles resteront.
Le contexte historique est dense et riche. Ces premières découvertes paléontologiques sont fascinantes. Cette jeune ouvrière, passionnée, courbée en deux à force de garder les yeux cloués au sol, devient une référence dans ce monde fermé, composé d’hommes.
L’écriture est très réussie. Arriver à ne pas faire fuir son lecteur avec un livre sur des recherches paléontologiques, où les personnages passent la majorité du temps sur la plage, à scruter le sable, c’est déjà un exploit.
La double narration est un succès : le style de chaque personnage est tellement différent, la personnalité des deux femmes est très bien rendue. On suit l’évolution de l’intrigue, en observant comment Mary et Elisabeth la vive, chacune à leur manière.

A mettre entre toutes les mains !


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