La Provence au 14e siècle

En ce moment, j’ai envie de lire des policiers historiques. Parfait pour le métro, pour s’échapper du quotidien, et décompresser.
Du coup, j’ai enchaîné deux Fidelma (à venir), je suis plongée dans un Paul Doherty (pour l’instant, j’accroche bien). Et je viens de finir cette enquête de Jean d’Aillon : « L’archiprêtre et la cité des Tours ».

« En Provence pendant la guerre de Cent Ans, la capitale du comté cherche à se libérer de trois autorités : celle de la reine Jeanne, celle du pape Innocent VI et celle de Charles IV, empereur d’Allemagne, qui, pour soumettre les Provençaux à son pouvoir, n’hésite pas à envoyer une compagnie de pillards, sous la houlette d’Arnaud de Cervole, dit l’archiprêtre, saccager le pays. les trois cités qui constituent la capitale ont décidé de fusionner pour créer Aguensi – Aix – et gagner en autonomie et en résistance. Pietro da Sangallo, jeune ambassadeur de Florence, a pour mission d’apporter une importante somme d’argent au sénéchal de Provence afin de financer la lutte contre les pillards. Trahi par son écuyer, il devra affronter, en plus de la violence des brigands, la méfiance des notables du comté. Parviendra-t-il à déjouer les intrigues qui se mettent en travers de sa route et à sauver la ville ? »

On se retrouve plongé dans les querelles belliqueuses des clans de Provence, entre le roi de France, les comtes, les mercenaires, les marchands et les notables. On découvre un pan de l’histoire d’Aix en Provence, que je ne connaissais pas du tout. Le personnage principal Pietro da Sangallo est particulier : chef de la milice à Florence, il a instigué violence et carnage, c’est un chevalier, un guerrier. Il hausse les épaules devant une femme aux seins tranchés, tandis que j’ai des hauts-le-coeur. Malgré ça, il m’est quand même sympatique. Rusé, intelligent et courageux, il démèle les fils inextricables de complots, meurtres et trahisons.
Le contexte historique est pretexte à beaucoup d’anecdotes et de détails sur la vie de l’époque. Jean d’Aillon est un conteur hors pair.
Néanmoins, c’est d’un compliqué ces histoires de terres, de trahison, de clans… Qui a trahi qui ? Qui manigance quoi ? C’était vraiment beaucoup trop confus pour moi. A la fin du livre, je n’ai toujours pas compris. Pietro, mercenaire au grand coeur, a tout trouvé, tellement il est trop fort (eh ouais, ça, c’est la classe). Mon souci est de ne toujours pas avoir saisi le comment du pourquoi. Cela reste, donc, assez flou.

PS : Oh et puis autre chose. Dans la 4e de couv, on parle de la trahison de son écuyer… qui survient au milieu du livre ! Du coup, pas d’effet de surprise ! Une 4e de couv, c’est bien censé donner envie de lire le livre, sans trop/tout dévoiler non ?


4 réflexions sur “La Provence au 14e siècle

  1. Si tu aimes Henri IV (moi aussi, je l’aime bien, c’est vrai, ce bon roi Henri ^^ ), la saga Les Aventures d’Olivier Hauteville pourrait peut-être te plaire aussi… 😉 C’est du D’Aillon tout craché, mais c’est sympa… et on y retrouve Henri IV assez souvent, au détour des chapitres ! 😉

  2. C’est vrai que les romans de Jean d’Aillon sont parfois peu faciles d’accès… parce que le contexte est tellement décortiqué qu’il en devient compliqué à suivre, parce que les intrigues sont parfois très emmêlées… mais, comme tu le dis, Jean d’Aillon est un conteur formidable… Je le lis depuis un moment maintenant, j’ai découvert presque toutes ses sagas et je crois que je connais assez bien son univers…suffisamment en tous cas pour m’être fait un avis, pour savoir ce que j’aime chez lui, ou pas…suffisamment aussi pour avoir envie d’y retourner… 😉

    Je me permets de te conseiller Le Duc d’Otrante et les Compagnons du Soleil et Marius Granet et le Trésor du Palais Comtal, deux romans uniques (Jean d’Aillon est connu pour écrire de grandes sagas et là, ces deux romans ne font partie d’aucune série), ce sont peut-être ceux qui m’ont paru les plus aboutis, les plus prenants. Je ne sais pas quelle période historique tu préfères mais apparemment, les intrigues historiques te plaisent, donc, pourquoi pas ?
    L’Archiprêtre et la Cité des Tours est dans ma PAL, j’espère aimer… ^^ Mais je vais garder ta chronique en mémoire et être très attentive à cette lecture…

    PS : je croise peu de monde sur la blogosphère ayant lu Jean d’Aillon, j’ai été ravie de lire ton billet du coup ! ! 😉

    1. Merci, je note tes conseils. Je n’ai jamais osé tenter à nouveau D’aillon, mais avec ces titres, peut-être me laisserai-je tenter ! J’aime l’Histoire en général, aucune période particulière. Si, j’avoue Henri IV, j’aime beaucoup.

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