Ecosse fantasque

Lou de Myloubook (billet ici) m’avait donné envie de lire ce livre. C’est désormais chose faite, et non je ne le regrette pas !

Quel livre surprenant ! Quelle imagination débordante !

9782070121472Qui sont vraiment les maîtres du manoir de Glenmarkie, cette bâtisse écossaise menaçant ruine, tout droit échappée d’un roman de Stevenson ? Et où est donc passé le trésor de leur ancêtre Thomas Lockhart, un écrivain extravagant mort de rire en 1660 ? Fascinée par le génie de Lockhart, intriguée par l’obscur manège de ses descendants, la jeune Mary Guthrie explore les entrailles du manoir et tâche d’ouvrir les trente-deux tiroirs d’un prodigieux meuble à secrets.
Ebenezer Krook est lui aussi lié aux Lockhart. A Edimbourg, dans la librairie d’un vieil excentrique, il poursuit à l’intérieur de chaque livre l’image de son père disparu.
Les tiroirs cèdent un à un sous les doigts de Mary. Les pages tournent inlassablement entre ceux d’Ebenezer. Mais où est la vérité ? Dans la crypte des Lockhart ? Au fond de Corryvreckan, ce tourbillon gigantesque où Krook faillit périr un jour ? Ou bien dans les livres ?
Peuplé de silhouettes fantasques, de personnages assoiffés de littérature qui rôdent au bord de la folie, Les maîtres de Glenmarkie brasse les époques, les lieux, et s’enroule autour du lecteur comme un tourbillon de papier. Hommage facétieux aux grands romans d’aventures, il pose et résout une singulière équation : un livre + un livre = un homme.

Deux jours que je suis sur ce billet, et impossible de rendre justice à ce livre.
Que dire sinon que j’ai adoré ce livre. C’est un conte atypique où les personnages sont tous plus loufouques les uns que les autres.
C’est une aventure au fin fond de l’Ecosse, ô pays merveilleux de mon enfance, où les manoirs hantés ne sont pas des légendes, où la vie s’organise dans les pubs et où le rugby est une revanche à prendre.
C’est une quête de soi pour Ebenezer, à la recherche de son père et son histoire.
Pour Mary, c’est un challenge qu’elle se donne : faire sa thèse sur un obscur mais génial lord du 17e siècle, qui la hante depuis qu’elle a entendu son nom. Découvrir ce qu’il est advenu du trésor des Glenmarkie, mais pour cela il faut percer les secrets d’un secrétaire à tiroirs.
C’est leur histoire que l’on suit, leurs aventures qui se croisent, entourés de personnages fantasques et loufoques.
Entre le manoir écossais avec ses armoires pour rire, et la petite librairie d’Edimbourg, où seuls les livres de plus de cinquante ans sont vendus, Jean-Pierre OHL ose. Il ose créer un livre indescriptible, porté par son amour de la littérature (Shakespeare, Eric Blair (Georges Orwell) et bien sûr Jack London) et de l’Ecosse (Stevenson, Walter Scott).
Un roman comme on en voit peu.

Jean-Pierre OHl, je suis déçue : votre livre est trop court !


Et une petite photo d’un des mes endroits préférés d’Ecosse : Dunottar Castle

Sunset light at Dunnottar Castle, Aberdeenshire


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