L’Amie prodigieuse, ou la Ferrantemania

Faire plus longtemps la sourde oreille au phénomène « L’Amie prodigieuse » de Elena Ferrante aurait été difficile. A moins de vivre dans une grotte. Heureusement ! Car ce livre vient de rejoindre mon panthéon livresque.

J’avoue que les premières pages de L’Amie prodigieuse furent difficiles. J’ai douté (un instant) du bien-fondé des avis. Pas longtemps. Il m’a fallu le temps de m’imprégner de l’atmosphère – colorée, puissante, vivante, – et de me familiariser avec nos deux héroïnes : Elena et Lila, deux petites filles de la banlieue de Naples, si complexes et habitées, si ardentes qu’elles en sont presque terrifiantes (Lila surtout). Elles, si fascinantes, m’ont envoûtée. Autour d’elles gravitent leur quartier, leurs familles et amis, une espèce d’arrière-plan turbulent et bariolé, comme un instantané de l’Italie dans tous ses excès.

Surtout, l’écriture est prodigieuse. Mélodieuse. Chaque mot est juste. Comme une évidence. Pourtant, quelle complexité, quel travail ! L’histoire est révélée sans obstacles, sans heurts, comme une rivière qui s’écoule, inéluctable, imperturbable. Comme si l’écriture ne pouvait plus être contenue.

Nul besoin d’en dire plus, lisez ce phénomène incontournable. C’est un ordre.

 


3 réflexions sur “L’Amie prodigieuse, ou la Ferrantemania

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