Faillir être flingué

♥♥♥♥♥ – 5/5

minard

Quatrième de couverture :
Un souffle parcourt l’espace inhospitalier des prairies vierges du Far-West, aux abords d’une ville naissante vers laquelle toutes les pistes convergent. C’est celui d’Eau-qui-court-sur-la plaine, une jeune Indienne dont tout le clan a été décimé, et qui, depuis, déploie ses talents de guérisseuse aussi bien au bénéfice des Blancs que des Indiens.
Elle rencontrera les frères Brad et Jeff traversant les grands espaces avec leur vieille mère mourante dans un chariot brinquebalant tiré par deux boeufs opiniâtres ; Gifford qui manque de mourir de la variole et qu’elle sauve in extremis ; Elie poursuivi par Bird Boisverd dont il a dérobé la monture, Arcadia, la musicienne itinérante, qui s’est fait voler son archet par la bande de Quibble. Et tant d’autres personnages, dont les destins singuliers, tels les fils entretissés d’une même pelote multicolore, composent une fresque sauvage.

Ne jamais se fier à sa première impression 🙂 Autant j’avais été rebutée par les premières pages, autant la suite m’a totalement séduite !

Ce roman est un petit bijou tout en poésie et audace. Sous nos yeux, le mythe du Far West prend vie, et avec lui : saloons, Indiens et diligences attaquées…

Les personnages sont bruts mais sympathiques, cherchant la fortune comme tout Américain « living the American dream », dans des contrées sauvages, sans confort et où le summum du luxe est de prendre un bain tiède ! C’est le commencement du Grand Ouest où les possibilités sont aussi infinies que l’horizon. A coups de straight flush ou de fusil, nos héros se frayent une route vers la liberté.

Sous sa plume limpide, l’auteur dresse un portrait touchant du Far West, jouant des mythes et clichés, souvent faisant rire et parfois trembler son lecteur. Ce formidable patchwork de destins croisés nous fait regretter de n’avoir pas participé à cette épopée unique !

Mon seul petit bémol serait la faible probabilité (dans un contexte pareil j’entends) d’une telle concentration de « gentils » dans une ville. Les méchants du livre sont peu crédibles à mon avis, et nos personnages beaucoup trop chanceux et intelligents.

Un grand coup de coeur pour un livre qui sort de l’ordinaire.

Livre lu dans le cadre du
Challenge Rentrée Littéraire 2013.
-> 2/6
logorl2013


9 réflexions sur “Faillir être flingué

  1. Tout comme toi, j’ai eu du mal au début… mais une fois que j’ai trouvé mes marques, j’ai beaucoup aimé ! Et c’est vrai qu’il y a beaucoup de gentils… mais qu’est-ce que ça m’a fait du bien, pour une fois, après avoir enchaîné quelques titres particulièrement noirs… Et j’ai été aussi bluffée par la manière dont la blanchisserie chinoise d’intègre de manière tout à fait crédible dans l’histoire, ce n’est que quand tu poses le livre que tu réalise que, quand même, la blanchisserie chinoise… 😉

  2. J’aime beaucoup le western, mais pas du tout cette auteur dont j’ai lu un livre que j’ai détesté et qui m’insupporte à chaque fois que je l’entends dans une émission littéraire, et on l’entend partout ! Alors pour le western, je l’ouvrirai peut-être quand il sera disponible à la bibliothèque…

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s