L’homme chauve-souris

nesbo

Parce qu’une jeune Norvégienne a été sauvagement jetée d’une falaise à l’autre bout du monde en Australie, l’inspecteur Harry Hole de la police d’Oslo est envoyé sur place par une hiérarchie soucieuse de l’évincer. Ce qui n’aurait dû être que routine diplomatique va se transformer en traque impitoyable au fur et à mesure de meurtres féroces qu’Harry Hole refuse d’ignorer. Autre hémisphère, autres méthodes… Associé à un inspecteur aborigène étrange, bousculé par une culture neuve assise sur une terre ancestrale, Hole, en proie à ses propres démons, va plonger au cœur du bush millénaire. L’Australie, pays de démesure, véritable nation en devenir où les contradictions engendrent le fantastique comme l’indicible, lui apportera, jusqu’au chaos final, l’espoir et l’angoisse, l’amour et la mort : la pire des aventures.

Je ne le savais pas en ouvrant le livre, mais j’avais entre les mains un guide sur l’Australie, ô pays merveilleux (qui ne m’a jamais, mais alors jamais tenté). Surprise, j’étais quelque peu déboussolée par ces apartés historiques, ces anecdotes aborigènes et ce voyage touristique dans le Queensland – apartés, anecdotes et voyage n’apportant rien à l’intrigue, et c’est bien là que le bât blesse. Avec ce livre, le masque tombe sur la belle Australie idéalisée.

Au-delà de ces digressions touristiques pour norvégiens reclus, le roman demeure intéressant. Captivant même. L’intrigue est haletante, pleine de rebondissements – dont certains inattendus.
La véritable force de Jo Nesbo, outre son écriture très fleurie et originale, c’est son Harry Hole. Antihéros par excellence, c’est un inspecteur désabusé, torturé, à la limite de la dépression.
Harry Hole, qui préfère picoler et coucher avec des prostituées que de résoudre l’enquête. Qui, en plein imbroglio sentimental et déboires alcooliques, crie trois fois au loup avant de débusquer le vrai meurtrier.
Harry Hole n’a pas droit à son happy end, qui était pourtant l’écho de la rédemption. Il m’attend dans le prochain tome de ses aventures policières en montagnes russes.

« La violence, c’est comme le coca-cola et la Bible : un classique ». 

 

 

 


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