Les gens heureux lisent et boivent du café

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Depuis plusieurs années déjà, j’avais repéré ce livre sur les étals des librairies. Le parcours de l’auteur force l’admiration et attise la curiosité (auto-édition sur Amazon, avant d’être signée par les éditions Michel Lafon). Je trouvais le titre superbe, mais le sujet de deuil me rebutait à chaque fois. Pas envie d’une lecture aussi émotionnelle quand on est jeune maman (merci les hormones !). Cet été, néanmoins, je franchis le cap.

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel. »

D’emblée, ce livre a trouvé une résonnance en moi. Je me suis immédiatement attachée  à Diane. Comment lui échapper ? Orpheline de mari et d’enfant, elle nous happe dans son deuil, ses souvenirs et malgré tout son besoin de vivre à nouveau.

Le style concis et pudique, soutenu par un rythme saccadé, va à l’essentiel, sans s’appesantir dans le pathos (ce qui est remarquable vue le thème du livre). Ca m’a plu. Ce qui me laisse sur ma faim, c’est une insuffisance de vérité dans les émotions : ça manque de profondeur et de finesse. Tout est dans l’explicite, dans la superficialité malgré le thème lourd.

Les autres personnages sont attachants, on suit la renaissance de Diane en Irlande, entourée de ces autochtones avec le coeur sur la main. Tous ? Sauf un, bien sûr… le ténébreux Irlandais qui déclenche des émotions bien contradictoires chez Diane.

Malheureusement, j’ai trouvé l’intrigue trop convenue, et les personnages, bien qu’attachants, très stéréotypés. On devine aisément les liens qui vont se nouer entre Diane et Edward. Et surtout, tout au long de cette lecture, cette impression de déjà-lu persistante. Ce livre, malgré ses qualités, reste très banal. Hormis son titre, il n’a rien pour le différencier d’autres romans pseudo-romantiques.

Heureusement, que l’auteur nous sauve de l’indigeste happy end final – qui m’aurait achevé. Enfin, une femme qui se trouve et s’en sort sans l’aide d’un homme. Merci. Reste à lire la suite pour voir si cela se vérifie réellement.

 


3 réflexions sur “Les gens heureux lisent et boivent du café

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