Le Don, une sacrée aventure

Comme Robin Hobb le dit si bien « Typiquement le genre de livre où l’on se dit : « allez un dernier chapitre… » Ne commencez pas à lire Le Don le soir, surtout si vous devez vous lever tôt le lendemain matin ! ».
Elle n’a pas tort, loin de là ! Dès la seconde où je l’ai ouvert, je n’ai pas pu lâcher ce livre. Même écrasée comme une sardine dans le métro, je gardais le livre en main, envers et contre tous, pour continuer à lire. Oui, c’est ça l’amour !
Le Don est une trilogie fantastique, dans la veine de l’Assassin Royal (sigh… quelle épopée !).
« Encore adolescent, Wyl Thirsk doit assumer le rôle pour lequel on le destinait depuis sa naissance : commandant en chef des armées de Morgravia ! Une responsabilité qui le conduit à la cour du prince Celimus, un despote sadique. Là, un geste de bonté envers une sorcière condamnée au bûcher vaudra à Wyl un don miraculeux, ainsi que la colère de son seigneur et maître.
Contraint de lui obéir, Wyl est envoyé au Nord où la guerre menace, pour une mission suicidaire à la cour ennemie… avec pour seule arme un mystérieux pouvoir dont il ne soupçonne pas même l’existence. Or, s’il n’embrasse pas le Dernier Souffle, il signera sa perte… et celle du pays qu’il a juré de défendre.
« 

Dès les premières pages, on est entraîné dans l’intrigue, aux multiples rebondissements. L’histoire est « originale » (je dis entre guillemets, car il y a tout de même un étrange parfum de Robin Hobb et de Fitz), le « don » de Wyl est exceptionnel (je n’ai jamais rien lu de tel dans la Fantasy). Une histoire assez simple : un jeune et fougueux chevalier se dresse contre son roi, qui est la cruauté incarnée. En chemin il tombe amoureux d’une reine, amour ô combien impossible ! A tout cela, on ajoute un chien enchanté, des complots, des assassinats, de la traîtrise, des épées et beaucoup de magie, et le tour est joué ! La recette prend ! Comme je le disais, ce livre était greffé à ma main, impossible de décrocher !
Deux petites choses m’ont un peu agacées :
– La mièvrerie quand on parle d’amour (je fais partager, amis des livres : « Valentyna avait perdu le contrôle d’elle-même. Sa proximité, son charme, sa confiance en lui la séduisaient. Lorsqu’il lui parlait ainsi, elle se sentait mieux… Elle n’était plus seule. (…) Valentyna l’avait embrassé spontanément (…). Toutefois, sous l’insistance de Romen, leur baiser prit une tournure bien plus ardente. Leurs lèvres restèrent unies de longs moments. Les criquets se turent et le crépuscule devint nuit noire. (attention mon passage préféré 🙂 L’amour lui avait parlé cette nuit-là. La flèche de l’amour m’a touchée, songea-t-elle. » Magnifique n’est-ce pas ? Barbara Cartland n’a qu’à bien se tenir ) – n’est pas Shakespeare qui veut ! Heureusement, cela ne dure pas trop longtemps !
– J’avoue que j’appréhende la suite : ce n’est que le premier tome de la trilogie du Dernier Souffle (ça sonne bien, n’est-ce pas ?), alors j’ai peur que cela s’essouffle (superbe jeu de mot) avec les deux tomes suivants. Si l’écrivain continue à ce rythme, la crédibilité de l’histoire risque d’en prendre un coup. A trop partir dans les quiproquos entre les personnages et les imbroglios, j’ai peur que la suite soit bâclée, tirée par les cheveux…
Ne partons pas trop pessimiste – Harry Potter, sur sept tomes, ne m’a jamais déçue 😉


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